Le violon - Fabrizio von Arx

STRADIVARIUS

The “Angel”

ex-Madrileno

 

1720

La date de sa création dans l’atelier de A. Stradivari, luthier crémonais le plus célèbre de l’histoire, dans la période dite “d’âge d’or”.
The “Angel” ex-Madrileno peut être décrit comme un instrument sensuel, tout en courbes et au vernis toujours aussi ondoyant. C’est un violon royal, digne représentant d’une illustre lignée d’instruments à cordes frottées (on dénombre 1100 violoncelles, altos, violes, basses… produits mais seulement 700 ont survécu).

Son épopée

Ces derniers valent aujourd’hui une fortune comme le “Lady Blunt”, adjugé en 2008 à plus de 15 millions de francs. The “Angel” ex-Madrileno a pour sa part coûté à son nouveau propriétaire, la Stradivarius Art & Sound SA, 8 millions de francs suisses.

Une histoire énigmatique : longtemps disparu, the “Angel” ex-Madrileno a ressurgi à la fin des années 1950. Il doit son nom à la capitale espagnole, où vivait alors l’un de ses propriétaires, un membre de la dynastie des ducs d’Osuna ou un certain señor Acebal, ami du virtuose ibérique Carlos Sedano. On en retrouve les traces officielles auprès de négociants d’instruments rares,comme Rembert Wurlitzer à New York (1960) ou John & Arthur Beare à Londres.

Durant le demi-siècle qui a suivi, le précieux objet a changé de foyer à huit reprises et est depuis plus de 35 ans chez des propriétaires privés. The “Angel” ex-Madrileno a ainsi logé chez John W. Nields (1962), aux États-Unis, et chez le chasseur de violons Jacques Français (1969).

Écoutez le son du violon
sur une performance de

Fabrizio Von Arx

Stradivarius the "Angel"
ex-Madrileno 1720

Il a également séjourné chez le professeur de Harvard Mark Ptashne (1981), puis chez Éric Hurst (1983). Avant d’emménager en 2003 avec la virtuose russe Rimma Shushanskaya. L’objet mythique, qui a durant sa longue existence fréquenté les mains expertes du Maestro Ruggiero Ricci, aurait également séduit Deborah Read, l’épouse du président américain Benjamin Franklin.

 

Pour Fabrizio von Arx, l’œuvre de Stradivari est métaphysique. The “Angel” ex-Madrileno et ses semblables ont une âme, qui ne produit pas la même sonorité selon qui en joue. C’est désormais dans ses mains qu’il va pouvoir exprimer son timbre étincelant, à la fois souverain et nuancé. The “Angel” ex-Madrileno est l’aboutissement de recherches de toute une vie.

“J’ai essayé plusieurs Stradivarius, mais cet instrument correspond à ma voix intérieure. Quand je le touche, je sens instinctivement toutes les possibilités d’exprimer mon idée du son, d’en matérialiser l’énergie. The “Angel” ex-Madrileno n’est pas un instrument de travail, mais d’éblouissement” assure-t-il.

STRADIVARIUS
“THE ANGEL” EX-

MADRILENO

 

1720

La date de sa création dans l’atelier de A. Stradivari, luthier crémonais le plus célèbre de l’histoire, dans la période dite “d’âge d’or”.
The “Angel” ex-Madrileno peut être décrit comme un instrument sensuel, tout en courbes et au vernis toujours aussi ondoyant. C’est un violon royal, digne représentant d’une illustre lignée d’instruments à cordes frottées (on dénombre 1100 violoncelles, altos, violes, basses… produits mais seulement 700 ont survécu).

Écoutez le son du violon
sur une performance de

Fabrizio Von Arx

Stradivarius Madrileno 1720

Son épopée

Ces derniers valent aujourd’hui une fortune comme le “Lady Blunt”, adjugé en 2008 à plus de 15 millions de francs. The “Angel” ex-Madrileno a pour sa part coûté à son nouveau propriétaire, la Stradivarius Art & Sound SA, 8 millions de francs suisses.

 

Une histoire énigmatique : longtemps disparu, the “Angel” ex-Madrileno a ressurgi à la fin des années 1950. Il doit son nom à la capitale espagnole, où vivait alors l’un de ses propriétaires, un membre de la dynastie des ducs d’Osuna ou un certain señor Acebal, ami du virtuose ibérique Carlos Sedano. On en retrouve les traces officielles auprès de négociants d’instruments rares,comme Rembert Wurlitzer à New York (1960) ou John & Arthur Beare à Londres.

 

Durant le demi-siècle qui a suivi, le précieux objet a changé de foyer à huit reprises et est depuis plus de 35 ans chez des propriétaires privés. The “Angel” ex-Madrileno a ainsi logé chez John W. Nields (1962), aux États-Unis, et chez le chasseur de violons Jacques Français (1969).

Il a également séjourné chez le professeur de Harvard Mark Ptashne (1981), puis chez Éric Hurst (1983). Avant d’emménager en 2003 avec la virtuose russe Rimma Shushanskaya. L’objet mythique, qui a durant sa longue existence fréquenté les mains expertes du Maestro Ruggiero Ricci, aurait également séduit Deborah Read, l’épouse du président américain Benjamin Franklin.

Pour Fabrizio von Arx, l’œuvre de Stradivari est métaphysique. The “Angel” ex-Madrileno et ses semblables ont une âme, qui ne produit pas la même sonorité selon qui en joue. C’est désormais dans ses mains qu’il va pouvoir exprimer son timbre étincelant, à la fois souverain et nuancé. The “Angel” ex-Madrileno est l’aboutissement de recherches de toute une vie.

“J’ai essayé plusieurs Stradivarius, mais cet instrument correspond à ma voix intérieure. Quand je le touche, je sens instinctivement toutes les possibilités d’exprimer mon idée du son, d’en matérialiser l’énergie. The “Angel” ex-Madrileno n’est pas un instrument de travail, mais d’éblouissement” assure-t-il.